samedi 19 juin 2010

Moja-houses

Au Japon, l'été est très chaud et très humide. Autrement dit, les conditions sont idéales pour que la végétation prolifère rapidement. Et les plantes grimpantes utilisées pour agrémenter d'une touche de vert les constructions peuvent se révéler parfois un peu trop envahissantes.
  
Récemment, les maisons ainsi assiégées par une flore vigoureuse ont été baptisées moja-house, moja-moja désignant une luxuriante prolifération capillaire. Mais toutes ces moja-house ne sont pas le résultat de la paresse de leurs propriétaires: certains ornent ainsi une façade ou un mur vide à peu de frais.
D'autres poussent le bouchon encore plus loin, en laissant toute la bâtisse en proie aux plantes. Le processus pouvant être contrôlé, comme c'est le cas pour cette salle de spectacle (à droite) dont les murs sont équipés de filets pour faciliter et diriger la croissance des végétaux.

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On imaginerait bien un Edward scissor-hands venant tailler ces buissons, en devanture de restaurants, en forme de tanuki... :)
Commentaire n°1 posté par Bruno Bellamy le 19/06/2010 à 15h33

vendredi 11 juin 2010

Uilleann-pipes: quelques mises à jour

Pour ceux qui suivent les pages de ce blogue consacrées au uilleann-pipes, je viens de créer une petite rubrique dans la colonne de gauche pour indiquer les mises à jour. Et pour l'étrenner, je viens de publier la page consacrée au uilleann-pipes dans des albums qui ne relèvent pas du traditionnel irlandais.
Vous y trouverez, entre autres, Ommadawn de Mike Oldfield, qui a été pour moi l'occasion d'entendre du uilleann-pipes pour la première fois. Le gag, c'est qu'il m'a fallu un bon moment pour réaliser vraiment de quel instrument il s'agissait. Et j'étais bien loin de m'imaginer que j'en jouerai un jour. Comme quoi…

Cheese-cake aux speculoos


Pour la recette du cheese-cake «classique», j'utilise les proportions suivantes, à multiplier selon la quantité désirée:
pour un œuf :
200g de cream-cheese
40g de sucre.

Pour le fond, j'utilise des grahams et du beurre, en quantié variable selon la taille du moule, mais en gros, pour un cheese-cake à 4 œufs, c'est environ 100g de beurre pour un paquet de grahams (on peut aussi utiliser d'autres biscuits à la place si on a pas de grahams).

La fabrication est très simple :
-d'abord, réduire les grahams en poudre au mixer, puis ajouter le beurre, et mélanger, toujours au mixer. La pâte obtenue est étalée au fond d'un moule que l'on met au frigo le temps de faire la suite.
-battre les œufs et le sucre avec un batteur électrique jusqu'à obtention d'un mélange bien mousseux, puis ajouter le cream-cheese petit à petit, le batteur à la vitesse maximale. Il vaut mieux sortir le cream-cheese du frigo et le laisser ramollir avant l'opération. Ajouter un parfum au goût, vanille, citron…
Ensuite, verser le mélange obtenu dans le moule, sur le fond, et mettre au four entre une heure et une heure vingt, à 150°.
Après refroidissement, laisser le cheese-cake un bon moment au frigo. L'idéal étant de le faire la veille.
  Jusqu'à présent, j'ai donc toujours fait cette recette, avec une préférence pour une légère touche de vanille pour le parfum. Mais ça faisait quelques temps déjà que je voulais expérimenter une recette de cheese-cake un peu différente.
Mais ce n'est pas facile de trouver une variation heureuse à un tel classique.
C'est chose faite, grâce aux speculoos, ces biscuits caramélisés belges, dont on fait également une pâte à tartiner assez addictive.
Il suffit donc de remplacer les grahams par des speculoos, et le sucre par un mélange de deux tiers de pâte de speculoos et un tiers de vergeoise (ou de cassonade).
Et on procède de la même façon qu'indiqué ci-dessus.
Le résultat n'est pas trop sucré, et le petit goût caramélisé avec une pointe de canelle des speculoos parfume  juste ce qu'il faut le chesee-cake sans dominer l'inimitable goût du cream-cheese.

  

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C'est notre préféré ^^
Mais le rendu de celui de mon mari est beaucoup plus crémeux, moins gâteau.
Miam miam
Commentaire n°1 posté par Alice Mazuay le 05/06/2010 à 13h55
Normalement, le mien aussi a un aspect plus crémeux, mais la pâte de speculoos a quelque peu changé la consistance. Peut-être qu'en battant les blancs en neige… je vais mener une campagne d'expérimentations.
Réponse de Fabrice Chotin le 05/06/2010 à 14h20

mercredi 21 avril 2010

Workshop et concert de Paddy Keenan

Paddy Keenan, pour ceux qui ne le connaîtraient pas, est une légende vivante du uilleann-pipes. Il était en tournée au Japon, et je  ne pouvais pas décemment laisser passer l'occasion d'aller le voir. Je n'ai pas eu à hésiter entre les différents lieux de concerts, car le JUPC (Japan Uilleann-Pipes Club) avait comploté un workshop avant un concert solo à Tokyo.

Après deux heures de Shinkansen, une demi-heure de train, et le temps de passer par l'hôtel, je me suis dirigé vers le quartier de Shimokita, d'un pas alerte et décidé malgré le climat assez pourri peu engageant, quoiqu'indéniablement empreint d'une touche irlandaise de circonstance. Je suis parti à la recherche du restaurant-salle de concert nommé La Caña, ce qui là, par contre, ne faisait pas très irlandais. Et ni très japonais non plus d'ailleurs.

J'ai craint un moment me faire remarquer avec la valise dans laquelle je transporte mon uilleann-pipes, mais il s'est avéré que le quartier était un vaste repaire de musiciens, et que rares étaient ceux qui se promenaient sans étui à instrument. Comme beaucoup d'endroits à Tokyo, on n'avait pas du tout l'impression d'être dans une grande ville, et c'était très sympathique.

J'avais prévu large au cas où j'aurais eu du mal à trouver l'endroit, mais le plan que j'avais imprimé m'avait permis de m'y rendre sans encombre, et je me suis retrouvé devant une porte fermée, l'établissement n'ouvrant qu'à 16h30 ce jour-là. J'ai donc trompé mon attente dans un café et je suis revenu à l'heure prévue. Et à l'encontre des strictes règles de la ponctualité nipponne, ce n'était toujours pas ouvert. Mais il y avait des gens qui attendaient dans le froid, parmi lesquels se trouvait Paddy Keenan lui-même. Je n'ai pas eu le temps de le saluer qu'il m'a demandé tout de go en désignant ma valise:
— Qui a fait ton uilleann-pipes?
— Euh… Dave Williams…
— Eh bien, ça nous fait quelque chose en commun.

Puis les portes s'ouvrant, nous sommes donc précipités à l'intérieur, et une fois au chaud, tout le monde s'est présenté. Les pipers se sont assis autour d'une table ont commencé à sortir leurs instruments, chacun demandant aux autres le nom du fabricant. J'ai mis mon appareil photo sur la table, espérant pouvoir faire quelques clichés pendant la leçon, mais Paddy Keenan a fait enlever la table le temps que je sangle mon uilleann-pipes, et a commencé le workshop aussitôt.

Assisté par une excellente traductrice, il a d'abord insisté sur l'importance d'adapter l'instrument à sa morphologie pour jouer le plus confortablement possible. Ça a jeté un premier froid, car les joueurs japonais sont plutôt enclin à respecter sans condition les choix des luthiers en matière de fabrication.

Le deuxième froid a été encore plus violent, car Paddy Keenan a expliqué qu'il était important de jouer selon son humeur, et sans chercher à copier qui que ce soit. Apparemment, personne ne l'avait averti auparavant sur la quête acharnée dans laquelle se lancent les musiciens japonais pour se rattacher à un maître ou une école et à s'y tenir scrupuleusement. Cette attitude n'épargne absolument pas ceux qui s'intéressent à la musique irlandaise, et qui sont toujours à la recherche du style le plus «pur» à étudier. Les propos de Paddy Keenan ont donc provoqué quelques sourires polis crispés exprimant l'incompréhension quasi générale.

Puis il a demandé à chacun de jouer un air de son choix. Il y a eu un grand silence glacial, et sachant que ce genre de situation peut s'éterniser avec les Japonais, je me suis lancé et j'ai joué une jigThe Black Rogue. Paddy Keenan a gentiment fait remarquer que j'étais  légèrement crispé sur mon chanter. Je lui ai expliqué que j'étais un peu tendu du fait de la présence de la légende vivante qu'il était. Et il m'a répondu:
— Il n'y a pas de raison… tu imagines si pendant le concert je dois être tendu à cause de ma présence?
Et il a enchaîné en disant que mon style était un peu trop closed-style à son goût. Moi qui pensais jouer trop en open-style, je devrais être rassuré.

Les autres joueurs y ont été de leur air et Paddy Keenan a pris le temps de commenter toutes les prestations, toujours avec gentillesse et quelques blagues au passage. Puis il nous a montré comment faire certaines ornementations dont il a le secret et nous l'avons laissé pour les réglages avant le concert.

Une quarantaine de spectateurs sont arrivés entre temps et ont pris place. Avec les collègues pipers, on avait du mal à réaliser que nous allions assister à un concert de Paddy Keenan dans d'aussi bonnes conditions. Deux pipers japonais ont fait une courte présentation de l'instrument pour ceux qui ne le connaissaient pas, et le héros du jour est arrivé pour s'installer tranquillement.
Le premier morceau joué, il a demandé d'arrêter la sono pour voir. Il a joué un slow-air et a demandé à la fin si tout le monde avait bien entendu. Vu que la salle était petite, il n'y avait pas de problème. Et il a donc joué par la suite sans micro, sauf pour les airs de low-whistle, où il voulait un peu de reverb.
Trois morceaux après, il a trouvé que c'était un peu triste de jouer tout seul et a fait venir le guitariste qui l'accompagnait pour cette tournée japonaise. Il s'est tout de suite senti mieux et en a profité pour se mettre à l'aise en enlevant ses chaussures, détail qui n'a pas manqué de faire bien rire le public japonais.
Puis pour la deuxième partie, il a fait venir un flûtiste et une violoniste avec qui il avait joué la veille. Il a demandé à un moment s'il n'y avait pas un joueur de banjo dans la salle. Joyeusement dénoncé par ses camarades, le timide joueur qui était justement présent a dû venir sur scène.

Le concert fini, Paddy Keenan a discuté un peu avec tout le monde, signé des autographes et a demandé aux musiciens présents de jouer, ce qui a donné lieu à une petite session improvisée. Paddy Keenan  a encore discuté, et finalement, s'excusant d'avoir un train à prendre, il est parti.

Et nous nous sommes retrouvés à nous dire que nous avions assisté à un concert de Paddy Keenan, ravis d'avoir découvert un personnage fort sympathique derrière le joueur de génie et ne pouvant nous empêcher de nous demander si nous n'avions pas rêvé.


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Wouaaah, c'est toujours aussi interactif, les concerts au Japon ?! :)
Commentaire n°1 posté par Bruno Bellamy le 20/04/2010 à 09h22
Dans ce cas précis, c'est surtout Paddy Keenan qui est interactif. Et il est aidé par le fait d'être moins connu ici et de pouvoir se produire dans des salles plus petites, et donc plus conviviales.
Réponse de Fabrice Chotin le 20/04/2010 à 09h36

lundi 8 mars 2010

Oiseaux sous la pluie

En allant au parc par un après-midi pluvieux, on peut constater que les oiseaux ne sont nullement gênés par les intempéries. Moineaux, canards profitent joyeusement d'avoir pour une fois le parc à leur disposition.

J'entends déjà les râleurs me dire que ce n'est pas la peine de vivre au Japon si c'est pour mettre des photos de moineaux sur mon blogue, alors pour l'exotisme, voici des pigeons sur une lanterne japonaise. Ça ne suffit pas? Alors que dites-vous de ce kosagi crânement perché sur sa barrière?




Et voici son cousin version king size, le daisagiau bec jaune et plus timide, préférant rester dans son étang. Mais il n'est pas seul, car un u lui tient compagnie. Cet oiseau au nom en une voyelle n'est autre que le cormoran local. Celui-là même qu'on utilisait autrefois pour pêcher.



La famille des sagi compte de nombreux membres qui n'étaient pas tous présent ce jour-là. Mais voici néanmoins le aosagi en quise de troisième larron.
Et sur la dernière photo, ceux qui parlent japonais trouveront peut-être où se cache le lapin…

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Ahah ! U... sagi ! Je me demandais quand il allait venir, celui-là. :)

Pour le coup, chapeau ! C'est le moins qu'on puisse dire en la circonstance, je présume. ;)
Commentaire n°1 posté par Bruno Bellamy le 08/03/2010 à 07h31
Évidemment…
Mais je ne devrais pas être étonné qu'un cuniculophile tel que toi ait pu trouver la réponse aussi vite. Le coup de chapeau est donc pour toi. 
Réponse de Fabrice Chotin le 08/03/2010 à 12h35

samedi 2 janvier 2010

Décorations de Nouvel An

Ce blogue suit particulièrement les saisons, puisqu'il était en train d'hiberner jusqu'à maintenant. Les fêtes auront eu le mérite de le réveiller un peu, grâce à un petit détail de décoration fleurissant sur de nombreuses entrées de maisons japonaises en ce jour de l'An. 
Il s'agit des shimekazari. Le plus souvent, on les place au dessus de la porte d'entrée de la maison. Il en existe un grand nombre de variantes, mais l'élément de base est toujours la paille de riz.

         
Leur forme rappelle les shimenawa, cordes tressées que l'on trouve dans les temples shinto. Les shimekazari sont censés indiquer aux Dieux bienveillants qu'ils sont les bienvenus et aux démons qu'ils doivent rester dehors.
 Certains sont ornés d'une variété de mandarine appelée daidai. Il s'agit d'un un jeu de mots, car cela peut également signifier «générations», et c'est donc un vœu de longévité pour la famille habitant la maison.
Voici des ornements un peu différents, car ils vont par paire. Ce sont les kadomatsu. Comme leur nom l'indique, ce sont des branches de pin que l'on place sur le seuil, de chaque côté de la porte.
Un genre plus élaboré de kadomatsu comporte trois tiges de bambou taillées en biseau et peut atteindre des tailles assez considérable, surtout à l'entrée des magasins ou des entreprises.
À noter que les shimekazari sont parfois aussi utilisés sur l'avant des voitures. Mais c'est devenu rare dans les grandes villes.













dimanche 1 novembre 2009

Brownies

Un grand classique parmi les gâteaux au chocolat.

Ingrédients :

  • farine : 200g
  • sucre : 200g
  • beurre : 200g
  • chocolat : 200g
  • noix : 100g
  • œufs : 4
  • sel : une pincée
  • cacao en poudre : une cuillère à soupe
Casser le chocolat en petits morceaux et faire fondre au bain-Marie..

Dans une jatte, mélanger le beurre ramolli avec le sucre et la pincée de sel.
Ajouter les œufs entiers un à un et battez.

Incorporer le chocolat fondu.           → 
Attention, il ne doit pas être trop chaud. On aura donc pris soin de le retirer du bain-Marie quelques minutes auparavant. On peut ajouter une cuillère de cacao pour un goût encore plus chocolaté.


Battre jusqu'à obtention d'un mélange crémeux.



Ajouter la farine et bien mélanger.



Ajouter les noix réduites en petits morceaux.

Verser la pâte dans un moule rectangulaire tapissé de papier sulfurisé.


Faire cuire une vingtaine de minutes à 150°. Attention, il faut que le cœur du gâteau reste moelleux.

Sortir immédiatement du four et laisser refroidir.


Une fois refroidi, couper le gâteau en petits carrés.
On peut faire quelques variantes en remplaçant les noix par des noix de Pécan, ou par des écorces d'orange confites, ou encore rajouter un peu de grué de cacao. Les plus gourmands pourront aussi rajouter un glaçage au chocolat avant le découpage.

Photos: Taichi Murakami.

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Wouah, voilà un remède contre la grippe qui m'a l'air particulièrement efficace. :)
Miam, ça donne envie...
Commentaire n°1 posté par Bruno Bellamy le 31/10/2009 à 17h47
Argh, entretemps je me suis à mon tour bien enrhumé (c'est pas une grippe, je crois pas), et j'ai été acheter un brownie aux noisettes à la p'tite boulangerie de mon village (qui fait des gâteaux super bons !), et ça va tout de suite beaucoup mieux. :)
Il faut vraiment que je trouve le temps de me mettre un peu à la pâtisserie...
Commentaire n°2 posté par Bruno Bellamy le 13/11/2009 à 08h10